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Thoutmosis III
Prénom : Menkhépérrê (mn-hpr-r‘) – « Durable est la forme de Rê »
Nom : Djehoutymes (Dhwty-ms) – « Thot est né »
Nom héllénisé : Thoutmôsis III
Thoutmôsis III est le cinquième pharaon de la XVIIIe dynastie où il eu le règne le plus long (54 ans).
Il était le fils de Thoutmôsis II et d'Isis, une des concubines de son père.
Il avait épousé une fille de Hatchepsout, Merytrê-Hatchepsout, dont il eut un fils, le futur Aménophis II.
Son règne commence nominalement à la mort de son père Thoutmosis II.
Thoutmosis III a été formellement choisi lors d’un oracle d’Amon( http://www.thotweb.com/encyclopedie/th3-42.htm ).
Cependant, il est encore très jeune, et c’est sa belle-mère, la reine Hatshepsout, qui exerce réellement le pouvoir.
Peu à peu (peut-être dès l’an 2), celle-ci prend tous les attributs de la royauté, et l’Egypte connaît alors une véritable corégence, avec deux rois à la fois.
Thoutmosis III ne gouverne pas, mais est associé à tous les évènements marquants sur les bas-reliefs.
Ce n’est qu’à partir de l’an 22 que Thoutmosis III jouit seul du pouvoir.
Il régnera pendant une trentaine d’années sur un immense empire s’étendant au nord de l’Euphrate à la quatrième cataracte du Nil au sud.
Il fut un chef de guerre plein de bravoure et un fin stratège, dirigeant un empire fédéré autour de l’Égypte ou chacun étaient autonome politiquement. L’administration était puissante et il su s’entourer de haut fonctionnaires compétents et fidèles.
Le roi possède une seconde épouse, la reine Aah-Sat et de nombreuses concubines dont trois belles princesses syriennes (la tombe de ces princesses fut retrouvée, avec le tresor qu'elle contenait, non loin de Deir el-Bahari en 1916 après un violent orage qui provaca un glissement de terrain).
Deux ans avant sa mort, le roi associe à son pouvoir Aménophis II, le fils qu'il a eu de sa première épouse Méritré-Hatchepsout II.
Thoutmosis III meurt vers l'âge de 60 ans.
Il fut inhumé dans la Vallée des Rois où son tombeau (KV34) est l'un des plus vastes de la nécropole : il s'enfonce sur près de trois cents mètres dans la falaise.
Lorsque Victor Loret découvre son hypogée en 1898, la tombe est pratiquement vide. La momie du grand pharaon a été déplacée dans la cachette royale de Deir el-Bahari sous la XXIIe dynastie.
Le superbe sarcophage de quartzite du roi occupe toujours la chambre funéraire. Le décor pariétal de la tombe est constitué principalement de scènes et de textes extraits du Livre de l'Amdouat, Le Livre de ce qui se trouve dans l'Autre Monde
Le Pharaon guerrier
Thoutmosis III est toutefois surtout connu pour ses activités militaires, dont la chronologie nous est préservée grâce au mur dit « des annales » qui entourait le sanctuaire d’Amon à Karnak sur les parois de la galerie qui entoure le saint des saints.
Cependant, la vocation des « annales » n’est pas de décrire année par année toutes les opérations guerrières, mais de comptabiliser les produits étrangers que l’activité du roi, militaire ou diplomatique, permettait au Trésor d’Amon d’acquérir, et chacune des « campagnes » n’est pas une expédition d’envergure.
Il faut compléter ces annales par les autobiographies des militaires Amenemheb et Tjanouny, les stèles de Gebel Barkal, d’Erment et la « stèle poétique » pour avoir une vision plus complète des conquêtes du roi.
Dès son avènement, Thoutmosis doit faire face à une coalition menée par le prince de Qadesh, ville de Syrie qui se situe sur l'Oronte, et le roi du Mitanni dont le royaume se situe entre le Tigre et l'Euphrate. Le rétablissement de l'autorité égyptienne sur l'Asie va nécessiter pas moins de 17 campagnes militaires successives dont voici les principales :
La première campagne a lieu en l'an 22-23.elle a permis à Thoutmosis III de se parer du prestige d’un roi victorieux, et l’on s’en remémore encore 20 ans après les faits sur la stèle du Gebel Barkal.
Il s'empare de la ville de Meggido en Palestine après 7 mois de siège, puis continue en direction du nord vers le Réténou(Iqrit) avant de rentrer à Thèbes fêter sa grande victoire.
Néanmoins, les conséquences politiques de cette démonstration de force sont importantes : tous les princes de la région font soumission à l’Egypte et lui envoient des tributs.
Ils deviennent inféodés au Pharaon, devant lui prêter un serment d’allégeance. Thoutmosis III fait don de ces régions à Amon.
Lors de la sixième campagne, en l'an 30 de son règne, Thoutmosis décide d'en finir avec le prince de Qadesh.
Il s'empare de cette ville et dévaste son territoire.
Il ramène à cette occasion les fils des princes syriens comme otages pour les élever à la cour pharaonique avant de les renvoyer dans leur pays. Cette politique habile, qui deviendra une constante par la suite en Egypte, permet de former les futurs chefs indigènes suivant la culture égyptienne et d'en faire des interlocuteurs privilégiés.
C'est en l'an 33 de son règne que Thoutmosis, lors de sa huitième campagne, atteint « le grand fleuve du Naharina » (l'Euphrate).
Une partie de l'armée du pharaon longe la côte par Gaza pendant que le reste de l'armée est acheminé par bateaux jusqu'à Byblos.
Une fois réunies, les forces égyptiennes construisent de robustes barques fluviales en bois de cèdre qu'elles acheminent à travers le désert sur des chariots tirés par des bœufs.
Parvenu dans la région d'Alep, Thoutmosis repousse les forces du Mitani au-delà du grand fleuve qu'il traverse à l'aide de ses barges.
Il érige sur les berges une stèle commémorative, en pays Naharina, instituant ainsi l'Euphrate comme la frontière septentrionale de l'Empire égyptien.
Après avoir pacifié le nord de la Syrie, Thoutmosis manque de périr au cours d'une chasse à l'éléphant et ne doit sa vie sauve que par la prompte réaction de son entourage. Ces exploits cynégétiques constituent une mise en scène du pouvoir royal qui pose le souverain en maître des forces de la nature.
Le roi entreprend chaque année de nouvelles campagnes pour pacifier la Syrie.
La dix-septième campagne est la plus importante ; c'est aussi la dernière campagne du roi déjà fort âgé.
Il doit une nouvelle fois faire face à une coalition du roi de Mitani, des princes de Qadesh et de Tounip. Rapidement, les révoltés se retrouvent enfermés dans la ville de Qadesh qui ne résiste pas à l'assaut des troupes égyptiennes. La Syrie est enfin pacifiée et doit s'acquitter, comme ses voisins, d'un lourd tribut annuel envers le pharaon.
L'Egypte est à l'apogée de sa puissance et impose son hégémonie pour plusieurs années au Proche-Orient.
Thoutmosis mena également des campagnes en Nubie, où il fut le premier pharaon à atteindre la Quatrième Cataracte.
Voici le type de tribu que versèrent les contrées soumises : Le Retenou envoyait des fruits, du miel, du vin, de l’huile, des bovins, des ânes, des chevaux, de l’argent, du cuivre, des pierres précieuses, des armes, des chars, des objets précieux, des serviteurs et des femmes pour le harem de pharaon. La Phénicie donnait du blé, de l’huile, des bovins, des ânes, des chevaux, du cuivre, de l’étain et prêtait aussi sa flotte pour les opérations militaires. D’Afrique venait l’or, l’ivoire, l’ébène, des serviteurs et des femmes dotées pour le harem de pharaon. Certains pays donnait à l’Égypte un tribut comme preuve d’amitié. Chypre envoyait du cuivre, l’Assyrie du lapis-lazuli, le Hatti des pierres précieuses, le Pount de l’encens et de la myrrhe. Si l’on ajoute que le butin est versé à Amon, Thoutmosis III se pose donc en archétype du roi parfait.
Un esprit cultivé
Thoutmosis III se pose aussi en lettré et homme d’esprit et les documents permettent de reconstruire l’image d’un homme épris de culture et d’histoire.
Il aime la botanique et la littérature.
A Karnak, il fait édifier une salle des Ancêtres(Akh-Menou), qui témoigne de sa piété et de son intérêt pour le passé avec une liste de rois commençant avec Ménes.
Dans cette salle, il entreprend un « jardin botanique », espace orné de bas-reliefs représentant toute sorte de faune et de flore, avec une vocation quasi encyclopédique, sorte d’onomasticon figuré.
Lorsque son expédition capture un rhinocéros en Nubie, il en fait consigner les mensurations précises.
Thoutmosis III pratique également la calligraphie, comme en témoigne son vizir Rekhmirê.
Cependant, à partir de l'an 42, il fait marteler les cartouches et les effigies d’Hatshepsout. Cette réaction tardive, 20 ans après son arrivée au pouvoir, s'explique peut-être par la volonté d'anéantir les prétentions royales de possibles héritiers d'Hatshepsout.
Son règne est prospère comme le prouvent la qualité et la richesse des décorations des tombes de ses sujets. Les tombes de son vizir Rekhmirê
et du grand prêtre d'Amon Menkheperrêséneb, chef des travaux du roi à Karnak, font partie des plus belles tombes du Nouvel Empire.
Un Pharaon bâtisseur
Grand bâtisseur, Thoumosis III entreprend pendant son règne de vastes travaux.
A Karnak, à l'est de l'ancienne « cour du Moyen-Empire », il édifie l’Akhmenou, temple servant à la régénération du roi lors de la fête-sed.
Il fait notamment graver, sur les murs du sanctuaire, des Annales qui retracent l'histoire de ses campagnes militaires.
Les VIe et VIIe pylônes, plusieurs obélisques, un édifice près du lac sacré, et les « piliers héraldiques » datent aussi de son époque.
Thoutmosis III accomplit également des travaux à Deir el-Bahari et Medinet Habou.
Il fait agrandir le temple de Montou à Ermant.
Il continue la décoration du temple rupestre de la déesse Pakhet à Béni Hassan.
Il construit de nombreux monuments à Kôm Ombo, Tôd, Esna, Denderah, Assiout, Edfou, Elkab, Akhmîm, Héliopolis, dans le Delta et en Nubie (Bouhen, Gebel Barkal, Saï, Amada, Ellessiya, Ouronarti, Gebel Dosha, Pnoubs, Qasr Ibrim, Semna, Koumma, Kouban).
L’échanson royal et chef des travaux du roi Minmès a supervisé un certain nombre de ces travaux (au moins 19), tout comme le premier héraut Iamounedjeh et le grand prêtre d’Amon Menkheperrêséneb.
Pour conclure, on pourra dire que la personnalité de ThoutmosisIII et ses succès à l'extérieur de l'Egypte ont marqué durablement la mémoire des anciens Egyptiens.
http://www.egypte-antique.com/thoutmosisIII.php
http://www.thotweb.com/encyclopedie/thoutmosis3.htm
http://www.toutankharton.com/Thoutmosis-3
http://fr.wikipedia.org/wiki/Thoutm%C3%B4sis_III
Auteurs : Thoutmosis III, Kamosis, Valader et Bérénice pour les chambres de Thôt _________________ Scribe Bibliothécaire de Pharaon - Compilateur de Papyri
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Akhénaton
Nouvel Empire, XVIIIème dynastie. Ses dates de règne sont controversées (peut-être une corégence avec son père Amenhotep III) mais autour de 1353 à 1336 avant J.C. Il est le fils de la reine Tiyi et du roi Amenhotep III. Considéré parfois comme l’un des plus grands mystiques de l’Histoire, il bouleverse l’histoire de l’Égypte en voulant imposer à ses sujets le culte exclusif de Rê-Horakhty « qui est dans Aton », dont il est à la fois le prophète et l’incarnation. Son règne voit aussi l'émergence d'une nouvelle esthétique, à la fois baroque et naturaliste, l’art amarnien.
Titulature :
Nom de naissance : Nefer-Kheperou-Rê ; ouâ en Rê « les manifestations de Rê sont parfaites ; l’Unique de Rê »
Nom de couronnement (1ère titulature) : Amen-hotep Netjer heqa Iounou « Amon est satisfait, le dieu régent d’Héliopolis »
Nom de couronnement (2de titulature) : Akhenaton « Celui qui est utile à Aton »
Une révolution religieuse
Il va imposer la première religion hénothéiste connue de l'histoire, privilégiant le culte du disque solaire Aton.
C'est vers -1355 / -1353 qu'Amenhotep IV, couronné sous le nom de Néferkhéperouré, « Les manifestations de Rê sont parfaites », Ouâenrê, « L'Unique de Rê », alors âgé de seize ans, monte sur le trône d'Égypte. Pour des raisons encore mal connues, mais vraisemblablement en butte au conservatisme et à l'hostilité du clergé thébain, il décide en l'an III/IV de son règne d'abandonner le culte du dieu dynastique Amon, le « dieu caché ». Il change de titulature, prend le nom d'Akhénaton, « Celui qui est bénéfique (ou utile) à Aton », et quitte la ville d’Amon, Thèbes, pour fonder une cité vierge de la présence du dieu thébain. Il choisit comme emplacement un lieu désertique en Moyenne-Égypte, sur la rive orientale du Nil, où, en l'an IV/V de son règne, il fait construire la cité d'Akhetaton (« L'horizon d'Aton »), l'actuelle Tell el-Amarna, à quelque 300 km au nord de Thèbes. Toute la cour et l'administration royales déménagent pour la nouvelle résidence encore inachevée, dont les temples, dédiés au dieu unique Aton, sont construits à ciel ouvert pour permettre à ses rayons bienfaisants d'y pénétrer.
On attribue souvent cette révolution culturelle et religieuse au seul Akhénaton, mais il semble qu'il n'ait fait qu'imposer une tendance née durant le règne de son père, Amenhotep III.
Avant Akhénaton, Aton était un dieu mineur dont l'existence est attestée dès le Moyen Empire. Au Nouvel Empire, Thoutmôsis III s'était placé sous sa protection et Amenhotep III, dont l'une des épithètes était « Rayonnement d'Aton », avait encouragé le culte du dieu.
Akhénaton ira plus loin : il ordonne de détruire les images de culte des anciennes divinités et fait du Disque solaire le dieu universel, l'Unique « qui n'a pas son pareil », le démiurge qui répète son acte créateur à chaque lever du soleil. Pour souligner la royauté céleste d'Aton, le nom du dieu est inscrit dans des cartouches : il est « Rê-Horakhty qui se réjouit dans l'horizon », « Le Souverain (heka) des deux horizons ».
Le roi est l'image terrestre d'Aton, son « enfant parfait » ; avec la Grande épouse royale, Néfertiti, il est le seul intermédiaire entre la divinité et les humains. À l'instar de la triade Amon – Mout – Khonsou, le couple royal forme avec Aton une triade divine adorée dans les demeures des hauts dignitaires.
L’an XII semble être l’apogée du règne. Une fête grandiose est célébrée dans la cité où les envoyés des roitelets palestiniens et de Nubie, le pays de Koush, apportent leurs présents au roi et à la reine.
Une révolution artistique
L'art amarnien se caractérise par un style naturaliste où abondent les plantes, les fleurs et les oiseaux, mais aussi, dans les cas les plus extrêmes, par un « académisme de cauchemar » (J. Leclant) poussant jusqu'à la caricature apparente. Ainsi, les statues colossales découvertes dans le temple d’Aton à Karnak sont à l’opposé de l’art classique idéalisant : elles montrent le roi avec un corps d’androgyne aux hanches exagérément larges, le ventre proéminent, la tête allongée et les lèvres charnues. D’autres statues le montrent apparemment nu mais asexué. Sur un bas-relief, aujourd’hui conservé à l'Ägyptisches Museum, Néfertiti et les petites princesses sont représentées avec le même visage étiré en longueur, en tout point identique à celui d’Akhénaton qui leur fait face.
Certains archéologues estiment par conséquent que l’iconographie d'Amarna ne faisait que suivre une exigence de pharaon qui voulait que fût mis en évidence le lien exclusif qui unissait la famille royale au Dieu unique créateur de toute vie. En effet, il ne faut pas oublier que l'art amarnien fut un art de cour qui, tout comme l'art traditionnel et ses conventions figuratives, devait respecter les normes qu’imposait une perspective hiérarchique.
Il se peut toutefois qu’Akhénaton ait eu un physique très ingrat, voire un handicap. On a ainsi avancé l'hypothèse selon laquelle le roi aurait été atteint d'une maladie génétique rare et transmissible à sa descendance : le syndrome de Marfan, à moins que ce ne soit le syndrome de Froehlich. Ou encore, le roi aurait été atteint d'épilepsie, provoquant chez lui de longues crises hallucinatoires et douloureuses.
On prête aussi à ce mystique des talents de poète, s'il est vrai qu'il a lui-même composé le Grand Hymne à Aton gravé dans la tombe d'Aÿ.
Succession
Akhénaton meurt dans sa 17e année de règne. Il a certainement été enterré. Certains supposent que sa momie a été ramené à Thèbes pour finir dans la tombe KV55. Rien n'est moins sûr.
Un certain Ankhkhépérourê Smenkhkarê-Djéserkhépérou lui aurait brièvement succédé, d'après les reliefs de la tombe du courtisan Mérirê II à Akhétaton. Marc Gabolde a supposé qu'il s'agissait du prince hittite envoyé par Soupilouliouma à la demande de la veuve de pharaon. Mais il peut sembler plus logique que cela soit Nefertiti, abandonnant son nom de Neferneferouaton pour celui de Smenkhkarê en passant de la corégence à la pleine royauté.
Quoiqu'il en soit, il semble clair que le nouveau pouvoir recherche une alliance avec les représentants de l'Ancien Régime. Les dogmes atoniens sont abandonnés, les persécutions contre Amon arrêtées.
C'est bientôt le jeune Toutânkhaton, probablement fils d'Akhénaton et d'une autre épouse que Néfertiti (comme Kiya) qui monte sur le trône, change son nom pour celui de Toutânkhamon, et abandonne Akhénaton. L'ère amarnienne est alors pratiquement terminée, et la XVIIIe dynastie entre en agonie.
Tombe :
Sa tombe n'a jamais été découverte. Celle qui a été construite à Amarna était vide. Sa dépouille ainsi que celle de son épouse, Néfertiti, ont sans doute été déplacées dans un des endroits plus sûrs, par des fidèles. Le culte d’Aton étant abandonné, il fallait préserver les momies d’éventuels pilleurs. Certains ont pensé à la tombe KV55 à Thèbes comme second tombeau mais rien ne permet de le prouver.
Sources :
Wikipédia
Egyptos
Auteur : Montu
Lecteur, ce document n'est sans doute pas complet, alors n'hésite pas à proposer des informations. Poser des questions est aussi possible si certains renseignements ne sont pas clairs (clique sur "répondre"). _________________ Scribe Bibliothécaire de Pharaon - Compilateur de Papyri
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Ramsès II
Nom de couronnement : Riche en Vérité de Rê, élu de Rê
Né aux alentours de 1304, 1305 avant J-C, Ramsès II, appelé aussi Ramsès le Grand, est le troisième pharaon de la XIXe dynastie.
Son père fut Séthi Ier, sa mère fut Mouttouya (ou Touy, ou Touya).
Il eut durant son règne deux "importantes épouses royales", Néfertari, avec qui il aura 9 enfants, dont Mery-Atoum (ou Mériatoum, qui deviendra Grand Prêtre de Rê). Sa deuxième femme principale , Iset-Nofret ou Isis-Nofret, lui donna 6 enfants, dont son successeur, Merenptah. Il eut aussi comme fils Khâemouaset, qui serait devenu grand prêtre de Ptah, et Bentanat, avec laquelle il se mariera symboliquement à la mort de la première épouse royale, Néfertari.
Son nom d'Horus fut "Taureau victorieux aimé de Mâât", son nom de Sa-Rê fut "Le dieu Rê l'a crée, Bien-Aimé d'Amon"
Ce pharaon mourut vieux pour l'époque à 90 ans, mais son oeuvre n'y survécut pas. En effet, plus tard, l'Egypte de Ramsès avait partiellement disparu.
Un Bâtisseur
Ramsès II est un grand bâtisseur, c'est lui qui a fait de Pi-Ramsès la « capitale » à l'est du delta du Nil, la dotant de temples grandioses, d'un grand palais, d'un port et d'arsenaux, s'assurant ainsi un poste avancé pour préparer ses expéditions dans le levant, et régner sur un immense empire s'étendant de la quatrième cataracte en pays de Kouch jusqu'aux frontières du Hatti et du Mitanni sur l'Oronte.
Il achève ainsi de restaurer la grandeur de l'Égypte des Thoutmôsis perdue suite à l'aventure amarnienne. Grâce à une politique défensive efficace (il construit une série de forts à l'ouest du delta dont on a retrouvé les traces récemment) il offre une période de paix au pays favorisant ainsi le développement des arts et des métiers.
Il achève la grande salle hypostyle du temple d'Amon-Rê à Karnak, ajoute une grande cour à portique au temple d'Amon-Min à Louxor, ainsi qu'un grand pylône précédé de deux obélisques.
Il construit son temple funéraire, le Ramesséum, en face de Louxor, qui comprend deux pylônes précédant deux cours à portiques et une grande salle hypostyle. Diodore de Sicile nous donne une description fidèle de ce monument qu'il nomme alors le Tombeau d'Ozymandias, forme grècisée du nom de couronnement de Ramsès : Ouser-Maât-Rê.
Il fait également édifier un temple cénotaphe à Abydos non loin de celui de son père qu'il achève de décorer. Puisant dans les ruines de l'ancienne capitale d'Amarna, il rebâtit le temple de Thot d'Hermopolis, l'antique Khemenou, en réutilisant notamment les temples et bâtiments du site voisin.
Il construit également à Memphis, agrandissant le temple de Ptah avec l'adjonction sur son axe ouest d'une grande salle hypostyle précédée d'un pylône devant lequel il dresse des colosses, mais en édifiant aussi une série de temples et chapelles sur le parvis du sud de l'enceinte où il élève au moins un grand colosse à son effigie qui gît actuellement sur le dos (photo ci-dessous).
De même il restaure également à Bubastis, où il refait ou décore la salle hypostyle du temple de Bastet. On y a retrouvé récemment un colosse à l'image d'une de ses épouses royales, qui aujourd'hui a été redressé et est visible dans le champ de ruine de la cité antique.
En revanche, il est établi aujourd'hui qu'il fait également enlever ou plutôt remplacer le nom de certains de ses prédécesseurs pour mettre le sien à la place quand il restaure leurs monuments. Ce trait particulier lui donne une réputation d'usurpateur tant nous possédons d'exemples de statues et monuments réinscrits à son nom. Si cette activité est quelque peu abusive, il convient de rappeler que de nombreux monuments et sanctuaires ont souffert dans les années qui précédent l'avènement de la XIXe dynastie et de ce fait nécessitèrent une restauration voire une reconstruction complète.
On peut voir ce type de "réaménagement" au temple de Louxor, où dans la cour qu'il fait édifier en l'honneur d'Amon-Min, il intercale des colosses entre les colonnes des portiques qui la bordent, certains sculptés sous son règne, d'autres "usurpés" d' Amenhotep III.
Remplissant son rôle de garant de l'équilibre entre les hommes et les dieux, Ramsès se doit de rétablir les cultes et de les doter de biens permettant de les assurer dans tout le pays.
L'un de ses fils, Khâemouaset, Grand prêtre de Ptah à Memphis et un temps héritier en titre de la Double Couronne, est chargé de cette mission, parcourant les sites délabrés et inscrivant des stèles commémoratives de cet exploit (voir par exemple la restauration entreprise sur la pyramide d'Ounas de la Ve dynastie qui comporte sur son revêtement sud encore visible un texte du prince en l'honneur de son père et de son illustre prédécesseur).
C'est lui qui est chargé également de l'organisation des grandes fêtes jubilaires de Ramsès II, les fêtes-Sed, jusqu'à ce qu'il soit remplacé dans cette fonction par son frère Mérenptah. C'est pour l'occasion de ces jubilés qu'il fit bâtir un grand parvis à Pi-Ramsès qui comportait au moins six obélisques de grande taille.
La lutte, puis la paix avec les féroces Hittites
Comme son père Séthi Ier, il veut protéger l'Égypte à l'Est contre les Hittites d'Asie et doit faire face à la menace dès le début de son règne. Il manœuvre énergiquement en plusieurs campagnes pour s'assurer ses arrières en Syro-Palestine et attaque la ville de Qadesh (ou Kadesh) lors de sa 5e année de règne, mais ne remporte qu'une semi-victoire. Ses troupes sont coupées en deux par la charge de l'armée hittite et il se retrouve seul face au danger. Le camp royal est investi et ses troupes battent en retraite, voire s'enfuient. Grâce à l'intervention de réservistes, les "Néarins", et la marche forcée des contingents restés plus en arrière, il parvient à repousser l'attaque et à chasser les troupes de Mouwatalli au delà de l'Oronte. Cependant, au contraire de son père et de son illustre ancêtre Thoutmôsis III, il ne s'empare pas de la citadelle et Qadesh reste aux mains des Hittites.
Ce haut fait d'armes, dont nous possédons plusieurs versions en égyptien, sur papyrus bien sûr, (le poème de Pentaour), mais surtout sur les grands tableaux historiés qu'il fait sculpter sur les murs des principaux temples du pays (Louxor, Karnak, Ramesseum, Abou Simbel...), est considéré par le roi comme une grande victoire qu'il offre à Amon qui l'aurait alors secouru en plein désarroi et abandon au milieu d'un péril certain. Les Hittites se déclarent eux aussi vainqueurs de leur côté, l'issue de la bataille ayant davantage l'aspect d'un statu-quo que d'une débandade. Ramsès ne pousse d'ailleurs pas plus loin cet avantage annoncé, et préfère renforcer ses positions.
Il semble que ce soient les Hittites qui prennent l'initiative de proposer à l'Égypte une véritable proposition d'alliance et de paix. Hittites et Égyptiens s'engagent à ne plus se faire la guerre, à s'aider mutuellement en cas de catastrophe ou bien d'invasion. Il s'agit sans doute du premier traité de paix connu au monde. Le traité définitif n’aurait été conclu qu’à la 34e année du règne de Ramsès, quand l’empire adversaire avait déjà changé dans les mains traîtresses de Hattusil III, frère de Mouwatalli, qui s’empara du trône, expulsant le fils de l’ancien souverain. Nous possédons la version égyptienne de ce traité et celle hittite a également été retrouvée à Hattussa (ou Hattousa), la capitale du royaume hittite (dans l'actuelle Anatolie en Turquie).
Les négociations conduisent les deux souverains à s'envoyer un volumineux courrier ainsi que des cadeaux en grand nombre. À ce ballet épistolaires participent non seulement les souverains mais aussi les reines et les ministres, tel le vizir Paser (ou Pazair). C'est alors qu'est évoqué un possible mariage entre Ramsès II et une fille du roi Hattousili III. Cette pratique est courante et Ramsès a déjà épousé une princesse babylonienne.
Cependant la négociation du mariage est difficile en raison des garanties exigées par la femme d'Hattousili, Puduhepa (ou Poutouhépa), qui a semble t-il une influence déterminante sur son époux. En particulier, elle exige que ses messagers puissent joindre la princesse sans entraves. S'agit-il de l'amour d'une mère inquiète pour la situation de sa fille dans le harem du roi ou de la volonté d'avoir accès à des informations sur la situation intérieure égyptienne de la part d'un témoin privilégié ? Impossible à dire. Ce problème réglé, des envoyés égyptiens viennent à Hattousa, la capitale hittite pour procéder à l'onction de la princesse, acte qui officialise l'union.
La princesse prend alors la route de l'Égypte avec sa dot. Elle rencontre Ramsès II à Pi-Ramsès et semble t-il plaît à son mari. Elle est renommée d'un nom égyptien, Maât-Hor-Néférou-Rê. Nous ignorons si elle eut la moindre influence sur la politique conduite par son mari ; cependant Ramsès fait construire pour elle un palais à Pi-Ramsès. Une fille, Néférourê, naît de cette union, fille dont nous perdons rapidement la trace. Dans une lettre, envoyé par Hattousili à Ramsès, le roi hittite regrette que sa fille n'ait pas conçu un garçon. La princesse termine probablement sa vie dans le harem du roi à Gurob dans le Fayoum. Sa tombe n'a jamais été retrouvée. Nous savons aussi que Ramsès II épouse une seconde princesse hittite des années plus tard mais nous ignorons pratiquement tout du contexte qui préside à cette nouvelle union. Cependant ce fait est révélateur de la normalisation pacifique des rapports entre les deux états.
La Nubie et Abou Simbel
Originaire d'une famille du delta du Nil, Ramsès II installe son palais et le centre administratif de l'Égypte à Pi-Ramsès, mais il a aussi besoin de continuer, comme son père, d'exploiter les ressources de la Nubie (plus au Sud) : l'or pour enrichir les temples, mais aussi pour acheter des alliances en Asie (l'empire hittite est ébranlé par la montée de la jeune Assyrie) ; du bois dont le cèdre du Liban mais aussi du cuir, du bétail et surtout des hommes pour l'armée. Dès les premières années de son règne, —d'aucuns pensent à une corégence avec Séthi Ier—, il intervient en pays de Ouaouat et de Koush, réduisant les velléités traditionnelles de révolte des tribus soudanaises. L'exploit est relaté dans l'avant-cour du petit temple de Beit el-Ouali qu'il fit édifier en Basse-Nubie non loin d'Assouan.
Des carrières de la région, qu'il ré-exploite à grande échelle, il tirera les grands obélisques et statues qui orneront ses monuments de Haute et Basse-Égypte, mais ne délaisse pas la ville d'Éléphantine et sa région.
Il organise alors un véritable programme architectural pour la région immédiatement au sud de la première cataracte qui est la frontière historique de l'Égypte avec son voisin méridional. Il restaure bien-sûr les forteresses entretenues depuis le Moyen Empire, à Bouhen (ou Buhen), Semna et Koumna, mais fonde également une série de sanctuaires, que l'on nomme hémi-spéos, car pour partie creusés dans la roche et pour l'autre construits en maçonnerie, dédiés aux dieux dynastiques et étroitement liés au rôle de l'inondation.
On citera notamment :
- Le temple d'Amon de Ouadi es-Seboua ;
- Le temple de Ptah de Gerf Hussein ;
- Le temple de Rê de Derr ;
- Les deux magnifiques temples d'Abou Simbel : l'un est consacré à sa reine favorite Néfertari, l'autre, le plus grand aux dieux protecteurs de l'Empire, Amon, Ptah et Rê mais aussi… à Ramsès II lui-même, qui s'y fait représenter sous forme d'un dieu à tête de faucon.
Ramsès II et les dieux
Ramsès II fut aussi un grand théologien, reprenant à son compte l'initiative solaire amorcée par Akhénaton, mais en se préservant des cultes traditionnels. Voulant lui aussi développer au travers de sa propre personne une religion transfrontalière permettant de rassembler tous les peuples mis sous sa coupe, il favorisa au contraire les temples des grands dieux de l'Empire : Amon, Rê, Ptah et Osiris.
En effet, plutôt que d'effacer leur culte comme le fit à son péril Akhénaton, il les affirma dans leur rôle central dans la vie économique et spirituelle du pays, et instaura le sien propre, de son vivant, s'associant ainsi encore davantage que ses ancêtres aux dieux dynastiques et tout particulièrement au dieu Rê. L'exemple des temples de Nubie est parlant à ce sujet.
Partout il reprit l'initiative en redonnant aux temples et aux cultes des dieux un faste inégalé. Les innombrables fondations à son nom l'attestent et ses successeurs n'eurent qu'à parachever l'entreprise de leur prestigieux aïeul.
Enfin, conscient de l'emprise du dieu Amon-Rê de Thèbes et de son clergé sur le pays, emprise qui menaçait quelque peu le pouvoir royal raison qui sans nul doute participa au choix de "l'hérétique" Akhénaton en son temps, il usa de stratégie en favorisant autant que faire se peut les temples de Ptah à Memphis et de Rê à Héliopolis. En retour, il donna des gages de sa bonne foi aux prêtres de Karnak en effaçant le souvenir de celui qui voulut leur perte, ainsi que de sa descendance. Tendance déjà amorcée par son père Séthi qui le fit représenter dans son temple d'Abydos devant une liste de rois représentant leurs ancêtres sur le trône d'Horus, liste de laquelle sont absents les rois d' Amarna (ou Akhetaton ou El-Amarna), jusqu'à Horemheb, mais aussi Hatchepsout.
C'est de son temps également que les cultes des grandes villes du delta retrouvèrent leur importance, en instituant également de nouveaux, comme ceux des dieux orientaux tels que Baal, qui sera associé par syncrétisme à Seth, ou encore Ashtarté, Anta, Reshef, etc.
Ces cultes se retrouveront à cette époque dans toute l'Égypte, de Memphis à Thèbes (Deir el-Médineh), prouvant ainsi un brassage des cultures propre à une période de paix assurée.
La Fin de son règne, la légende
Ramsès II eut une fin de règne endeuillée par la disparition successive de ses héritiers et de sa grande épouse royale Néfertari et meurt après un règne de 66 ans, qui correspond à plus de la moitié de la XIXe dynastie.
Il est inhumé dans la tombe KV7 dans la vallée des Rois qui n'est plus visitable actuellement tant elle est dégradée car creusée dans une couche marneuse de la vallée qui ne résista pas bien aux sporadiques mais dévastatrices inondations de l'oued asséché dans lequel fut choisi l'emplacement de la nécropole royale. Des fouilles et une campagne de restauration sont actuellement en cours pour parfaire notre connaissance de la tombe royale. Le trésor funéraire de Ramsès II a disparu depuis longtemps certainement à l'occasion de pillages qui eurent lieu à la fin du Nouvel Empire. Ainsi un braséro au nom de Ramsès II a été retrouvé dans le trésor funéraire de Psousennès Ier de la XXIe dynastie à Tanis, et les musées possèdent des Ouchebtis à son nom, preuve caractéristique d'un pillage ancien.
De même, sa momie fut déplacée par les prêtres, d'abord dans la tombe de son père, puis à nouveau dans la Tombe de la Cachette (DB320) retrouvée à la fin du XIXe siècle à la suite d'une enquête rocambolesque du tout jeune service des antiquités égyptiennes initié par Mariette.
On l'a retrouvé enveloppé dans des bandelettes par les prêtres de la XXIe dynastie, et réinstallé dans un sarcophage en bois de cèdre qui avait appartenu à... Ramsès Ier, son grand-père. Cela illustre combien la vallée des Rois fut l'emprise de convoitises lorsque s'effondra l'Empire des Ramsès.
Lors de son débandelettage suite à sa découverte, et le dégagement de ses bras, une tension post-mortem rejeta l'un de ses bras soudainement dans un dernier geste, créant l'effroi et la fuite de l'assistance venue admirer le spectacle...
La dépouille (momifiée) de Ramsès II se trouve au musée égyptien du Caire et dut être "soignée" dans les années 1970 car des champignons s'y étaient développés au contact de l'air moderne.
L'étude de cette dépouille au Musée de l'Homme à Paris en 1976-77 a révélé que Ramsès était "leucoderme, de type mediterranéen proche de celui des Berbères africains".
Si Ramsès II est si connu après sa mort, c'est en partie parce que lorsqu'il était vivant, il a tout fait pour qu'on le prenne pour un dieu. Il a eu plus de 100 enfants des ses épouses légitimes ou secondaires. Son 13e fils, Mérenptah ou Mineptah, lui a succédé.
Il a fait sculpter de très nombreuses statues à son image et a fait graver son nom sur presque tous les temples et notamment d'autres pharaons, comme s'il les avait fait construire lui-même !
Son action dans les pays de Kouch et surtout dans le couloir syro-palestinien dut marquer les esprits de l'époque et l'on racontait encore sous les Ptolémées la légende de l'extraordinaire voyage de "la princesse de Bakhtan" venue s'offrir en mariage au grand roi d'Égypte, écho lointain du fameux mariage avec la fille de Hattousil qui avait alors succédé à Mouwatalli sur le trône du Hatti.
Auteur : Montu
Source:
• Wikipédia
Lecteur, ce document n'est sans doute pas complet, alors n'hésite pas à proposer des informations. Poser des questions est aussi possible si certains renseignements ne sont pas clairs (clique sur "répondre"). _________________ Scribe Bibliothécaire de Pharaon - Compilateur de Papyri
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Hatshepsout :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Image:GD-EG-Alex-Mus%C3%A9eNat058.JPG
Quelques renseignements :
Hatshepsout , reine pharaon , fut la 5ème à reigner durant la XVIIIéme dynastie !
Elle est la fille de Thoutmôsis Ier ( son père ) et de la grande épouse royale Ahmès ( sa mère ) ( elle même fille d'Amenhotep Ier et de la reine Ahmès-nefertari ) !
Elle épousa son demi frère Thoutmosis II pour lui assurer la légitimité , il monta sur le trône après le décés de son père !
D'une santé sans doute fragile il disparaît jeune , certains avancent que c'est sa femme , Hatshepsout qui l'aurait tué pour s'emparer du trône !
Ineni, qui fut maire de Thèbes, rapporte dans une inscription autobiographique de sa tombe que :
« Thoutmôsis (le second) partit pour le ciel et se mélangea aux dieux. Son fils (Thoutmôsis III, le fils de Thoutmôsis II et d'Iset, une des concubines de son père) monta à sa place sur le trône du Double Pays et régna sur le trône de celui qui l'avait engendré. »
Or, à son avènement, le nouveau roi :
« était encore un tout jeune enfant. C'est pourquoi sa sœur Hatchepsout (…) conduisait les affaires du pays. Les Deux Terres étaient soumises à sa volonté et la servaient. »
Son reigne serait situerait à peu près de 1478-1479 AV JESUS CHRIST à 1457-1458 AV JESUS CHRIST ..
Elle se fait élever un grandiose temple funéraire ( pour montrer son autorité , son pouvoir )à côté de celui de Montouhotep II, à Deir el-Bahari dans une falaise de la montagne thébaine.
http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/f/f3/Temple_hatchepsout.jpg/263px-
Ce temple (photo ci-contre) a été restauré par une équipe polonaise
| Citation: | Règne : Hatchepsout
Période : Nouvel Empire
Dynastie : XVIIIe dynastie
Fonction : Pharaonne
Prédécesseur : Thoutmôsis II
Prise du pouvoir : Mort naturelle du précédent
Dates de règne :
-1503 à -1483 (selon E. F. Wente)
-1502 à -1482 (selon D. B. Redford)
-1490 à -1468 (selon E. Hornung)
-1489 à -1469 (selon R. A. Parker)
-1479 / -1478 à -1458 / -1457 (selon J. Málek, C. Aldred, K. A. Kitchen, W. J. Murnane, N. Grimal, R. Krauss)
-1479 à -1453 (selon J. von Beckerath)
-1473 à -1458 (selon D. Arnold, I. Shaw)
-1472 à -1457 (selon A. M. Dodson)
-1467 à -1445 (selon H. W. Helck)
Durée du règne : Inconnue
Successeur : Thoutmôsis |
En l'an VII du reigne de Thoutmosis III , elle obtient les plein pouvoir en se faisant couronner pharaon , elle possédait le soutient du haut clergé d'Amon dirigé par le grand prêtre Hapouseneb ! En conséquence l'héritier légitime se voit relégué au second plan !
Elle est dès lors :
Horus femelle (Ḥr.t) : Celle dont les kas sont puissants ;
Deux Maîtresses : Celle dont les années reverdissent (ou se renouvellent) ;
Horus d'or : Celle dont les apparitions sont divines ;
Roi de Haute et de Basse-Égypte : Maâtkarê (Maât est le ka de Rê) ;
Fils de Rê : Khenemet-Amon-Hatchepsout (Celle qui s'unit à Amon (ou : rejeton d'Amon), la première des nobles Dames).
Elle n'usurpe pas à proprement parler le trône, car Thoutmôsis III reste associé aux manifestations royales. Officiellement, la reine-pharaon n'est que corégente de Thoutmôsis III, mais c'est incontestablement elle qui détient la réalité du pouvoir. Pour se donner un surcroît de légitimité, elle propage le mythe de sa naissance divine. D'après une longue inscription dans son temple funéraire à Deir el-Bahari, son Temple des Millions d'années, elle aurait été engendrée par le dieu Amon qui avait pris les traits de son père, Thoutmôsis Ier ; après ce « mariage sacré » , Thot la façonna sur son tour de potier et elle fut présentée à Amon qui lui promit « cette bienfaisante fonction royale dans ce pays tout entier ». D'ailleurs, du vivant déjà de Thoutmôsis Ier, elle aurait été installée sur le « trône d'Horus des vivants », c'est-à-dire couronnée, en présence de la Cour, après que l'oracle d'Amon à Karnak l'eut désignée comme roi .
Après son couronnement, Hatchepsout remplace la robe fourreau et sa couronne de reine par le pagne court, le némès et la barbe postiche. Signes d'un phararon , en s'habillant en tenue d'homme elle était assurer le respect de tous !
Les nombreuses statues la représentant en homme attestent sa volonté d'être reconnue en tant que roi. En l'an VII, elle fait élever son temple funéraire à côté de celui de Montouhotep II, dans une falaise de la montagne thébaine, à Deir el-Bahari, temple que les Égyptiens nommaient "djéser djéserou", Le saint des saints. Outre son Temple des Millions d'années, elle fait construire sa tombe dans la vallée des rois près de celle de son père, et, à Karnak, le huitième pylône de même qu'une chapelle-reposoir pour la barque d'Amon, dite la chapelle rouge.
Elle implante un peu partout en égypte des monuments à son éfigie pour rappeller aux égyptiens qui est le pharaon et pour rappeller son autorité !
Cette femme énergique sut se maintenir au pouvoir pendant une quinzaine d'années, grâce à l'appui de dignitaires compétents et dévoués dont le sort était sans doute lié au sien : Pouymrê, deuxième prophète d'Amon et grand architecte ; le chancelier Néhésy, qui prit la tête de l'expédition vers le pays de Pount ; Hapouseneb, son vizir et grand prêtre d'Amon ; Sénènmout (ou Senmout), son favori, qui était aussi le précepteur de la princesse Néférourê.
Sénènmout, fils de Ramose et de Hatnefer, était d'origine modeste, mais son ambition et ses talents lui permirent d'accéder aux faveurs de la reine. Il devint son premier conseiller, peut-être son amant, accumulant richesses et titres : Ami unique, Serviteur de Maât, régisseur des domaines royaux, intendant des « champs et des troupeaux d'Amon », « Directeur des Deux Greniers », il fut également « Directeur de tous les travaux du roi » et, en tant que tel, il supervisa la construction du Château des Millions d'années, dont il fut également l'architecte. En l'an XV, il dirigea l'expédition qui rapporta des carrières de granit d'Assouan la paire d'obélisques que la reine fit dresser à Karnak. Après le décès de Néférourê, il tomba apparemment en disgrâce, car son nom et ses images furent martelés du vivant même d'Hatchepsout.
Selon toute vraisemblance, le règne d'Hatchepsout fut pacifique, bien qu'en l'an XII elle dût mater une rébellion nubienne au niveau de la deuxième cataracte. Même si la majorité de ses constructions en Nubie furent détruites sous ses successeurs, il subsiste quelques traces de son passage à Kasr Ibrîm et à Bouhen. La politique étrangère de la reine se caractérisait surtout par des expéditions commerciales. Ainsi, dans le Château des Millions d'années, les bas-reliefs illustrent une expédition envoyée au Pays de Pount, en l'an VIII/IX du règne : à leur retour, « les navires étaient chargés très lourdement des merveilles (...) du pays divin (...) - de l'or, de l'ivoire, du bois d'ébène, des peaux de panthère, une panthère vivante, une girafe, des parfums et des huiles de sycomore… », mais surtout de l'encens, qui était abondamment utilisée dans les cérémonies du culte. Du Liban, ses caravanes rapportaient le bois de cèdre nécessaire à la construction des bateaux ; une expédition vers le Sinaï permit d'exploiter les mines de cuivre et de turquoise.
En l'an XXI ou XXII du règne, deux ans après la mort ou la disgrâce de Sénènmout, Thoutmôsis III assuma seul le pouvoir et fit marteler les cartouches de la reine mystérieuse, leur substituant ceux de Thoutmôsis Ier et II ou encore les siens.
| Citation: | En 1903, l'égyptologue Howard Carter – à qui l'on doit la découverte de la tombe de Toutânkhamon en 1922 - avait mis au jour les momies de deux femmes dans la tombe KV60 de la vallée des rois à Louxor. L'une des momies se tenait dans un sarcophage tandis qu'une autre était posée simplement sur le sol de la tombe. La première momie fut identifiée comme celle de Satrê, la nourrice d'Hatchepsout. L'identité de la seconde femme demeurait jusqu'à présent inconnue. Alors que la momie de la nourrice avait été transférée au musée égyptien du Caire l'autre avait été laissée sur le sol à l'intérieur de la tombe. La spécialiste américaine des nécropoles thébaines Elisabeth Thomas (aujourd'hui décédée) avait été la première à soulever la possibilité que la momie anonyme puisse être celle de la reine elle même ce qui lui avait valu d'être vertement critiquée par d'autres spécialistes. L'argument principal de l'égyptologue était le fait que la momie avait le bras gauche replié sur la poitrine, ce qui, dans l'Égypte antique, était un geste propre aux momies royales.
Cette momie anonyme retrouvée dans le tombeau KV60 a été officiellement authentifiée par Zahi Hawass, directeur du Conseil suprême des Antiquités égyptiennes, le 27 juin 2007, comme étant celle de la reine Hatchepsout[7].
L'identification a pu être possible grâce à l'utilisation d'un scanner 3D qui a permis de découvrir un fragment de dent dans une boite à viscère (canope) portant le nom d'Hatchepsout et de trouver dans la denture de la momie anonyme, l'emplacement (le creux d'une dent brisée) d'une molaire manquante lui correspondant[8],[9]. Des tests ADN en cours (2007) devraient permettre de confirmer cette hypothèse. Grâce au CT-scan, une technique d'imagerie permettant une recomposition du corps en trois dimensions, les archéologues ont précisé qu'il s'agissait d'une femme d'une cinquantaine d'années, obèse, et probablement morte d'un cancer des os. |
Source : Wikipédia
Copié par : Kenherkhepechef _________________ Scribe Bibliothécaire de Pharaon - Compilateur de Papyri
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Sethi1er
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Séthi 1er
Le nom de Séthi apparaît comme une provocation aussi bien aux yeux du peuple égyptien qu’aux yeux des dieux. Associer son règne à Seth, empereur du désordre et des ténèbres, n’est-ce pas ouvrir les portes du pouvoir au chaos si redouté des Egyptiens ?
La genèse d’une dynastie :
Son père Ramsès Ier n’était pas destiné à régner puisqu’il n’était pas de sang royal. Cependant sa carrière militaire en fit un personnage influent de l’Etat et Horemheb l’associa au trône. C’est ainsi que les Ramsès arrivèrent au pouvoir. Ramsès Ier épouse Satrê et auront un fils : celui qui deviendra Séthi Ier.
C’est en ayant déjà une expérience du pouvoir, puisqu’il assuma une fonction équivalente à celle du vizir durant le règne de son père, que Séthi Ier accède au trône. Tout comme son père il réaffirme son attachement au Nord mais est couronné à Thèbes, la capitale qui avait été oubliée durant la période amarnienne. Séthi est le « Taureau puissant qui vivifie les deux Terres après avoir été couronné à Thèbes ».
Un pharaon bâtisseur…
Le règne de Séthi fut court, il dura entre douze et quinze ans. Outre les nombreuses restaurations qu’il entreprit, il assura la reconstruction du temple d’Héliopolis et commença à faire édifier la grande salle hypostyle de Karnak et son temple funéraire à Gournah. Le temple d’Abydos est probablement la plus colossale de ses constructions et constitue l’un des plus beau joyau de l’Egypte ancienne ; la pharaon Séthi Ier s’y fait représenter avec son fils Ramsès II en train d’adorer les cartouches des pharaons qui l’ont précédé.
…et guerrier
Le pharaon entreprend de nombreuses campagnes militaires, notamment en Asie à Qadesh et reconquiert le Levant. Séthi affrontera déjà le peuple hittite, que Ramsès II son fils combattra à son tour plusieurs années plus tard pour en être vainqueur à Qadesh. Le royaume du Hatti représentait alors une menace de plus en plus importante pour l’Egypte, c’est pourquoi Séthi s’attacha à repousser les limites de la zone d’influence au-delà du fleuve Litani.
Séthi fut un pharaon puissant qui a su imposer son autorité très rapidement. Le choix de son nom, véritable provocation pour l’époque, n’était pas anodin. En effet, son nom est formé à partir du nom « Seth », le dieu du chaos et des ténèbres. C’est en s’octroyant sa force et en la renversant pour en faire une énergie positive et répandre le bien que le pharaon Séthi Ier jouira d’une certaine popularité à son époque.
Le roi fût enterré dans la magnifique tombe qu’il fit construire de son vivant dans la Vallée des Rois. C’est une des plus belles tombes d’Egypte qui offre aux visiteurs un spectacle sublime. Le corps de Séthi, lors de sa découverte par Belzoni en 1817, n’y était plus. Sa momie avait été transférée durant la XXIème dynastie dans la cachette de Deir el-Bahari. C’est aujourd’hui l’une des momies les mieux conservées.
Hathor accueille Sethi 1er en lui offrant le collier Menat
Petite Histoire :
Belzoni pénètre pour la première fois dans le tombeau de Ramsès Ier le 10 octobre 1817. Dans la salle du Taureau, il découvre le sarcophage royal :
« (...) ce que cette salle offrit de plus important à nos regards, ce fut un sarcophage placé au centre, qui n'a pas de pareil dans le monde. Ce tombeau magnifique, ayant neuf pieds cinq pouces de long sur trois pieds sept pouces de large (3 x 1 m) est fait du plus bel albâtre oriental (...). Il devient transparent quand on place une lumière derrière une des parois. En dedans et en dehors, il est recouvert de sculptures : des centaines de petites figures qui n'ont pas plus de deux pouces (3 cm) de haut. »
(Ces centaines de petites figures composent entre autres l'intégralité du Texte des Portes.)
Malheureusement, le couvercle a été enlevé et brisé, et la sépulture est vide. La momie sera retrouvée dans la tombe thébaine TT 320 (DB320) située à Deir el-Bahari, dans la nécropole thébaine (rive ouest du Nil, face à Louxor). C'est la cache de plus de cinquante momies.
La tombe était initialement prévue pour être la dernière demeure du Premier prophète d'Amon Pinedjem II, sa femme Nesikhons et plusieurs autres membres de sa famille. Pinedjem II meurt vers -969 au moment du déclin du royaume. À ce moment, les momies des précédentes dynasties sont vulnérables aux vols et sont transportées dans cette tombe pour protéger les restes de ces personnages royaux.
Liste des momies trouvées dans la tombe :
Ahhotep Ier, Ahmès-Néfertary, Ahmosé-Henoutemipet, Ahmosé-Henouttaméhou, Ahmosé-Inhapi, Ahmosé-Méritamon, Ahmosé-Sipair, Ahmosé-Sitamon, Ahmosé-Sitkamosé, Amenhotep Ier, Ahmôsis Ier, Bakt, Djedptahioufânkh, Douathathor-Henouttaouy, Restes funéraires d'Hatchepsout, Isetemkheb IV, Maâtkarê, Masaharta, Mérymosé, Nebseni [père de Tentamon, possible femme de Ramsès XI], Nesikhons, Nesitanebetashrou, Nodjmet [femme de Hérihor], Ouepmosé, Oupouaout-Mosé, Paheripedjet, Pédiamon, Pinedjem Ier, Pinedjem II, Rai, Ramsès Ier, Ramsès II, Ramsès III, Ramsès IX, Seniou, Séqénenrê Taâ II, Séthi Ier, Siamon, Siese, Soutymosé, Tayuheret [possible femme de Masaharta], Tétishéri, Thoutmôsis Ier, Thoutmôsis II, Thoutmôsis III.
Titulature complète
 Nom d'Horus
Horus Kanekhet Khaemouaset Seânkhtaoui
Horus taureau victorieux qui apparaît radieux à Thèbes, Celui qui fait vivre les deux Terres
 Nom de Nebty
Ouhem Messout, Sekhemkhepesh Derpedjetpesdjet
Celui qui renouvelle les naissances, dont le bras vaillant repousse les Neuf Arcs
 Nom d'Horus d'or
Ouhem khaou Ouserpedjoutem taou nebou
Celui d'un nouveau lever radieux, dont les arcs l'emportent dans tous les pays
 Nom de Nesout-bity
Menmaâtrê
La justice de Rê demeure
 Nom de Sa-Rê
Séty-Mérenptah
Né de Seth, Aimé de Ptah
Ma déesse
Sources : wikipédia, divers sites de référence et mon site (en cours de reconstruction suite à la défection de mon hébergeur) , qui
- s'attache à maintenir à jour une chronologie probable (mais +/- unanime chez les Egyptologues,
- s'intéresse aux périodes troublées (dites intermédiaires) notamment à la fin de ces périodes qui permettent le futur renouvellement dynastique,
- cherche à approfondir les règnes des Pharaons noirs (Nubiens),
- se passionne pour les Grandes Reines d'Egypte (celles qui régnèrent en pharaons : si l'histoire officielle (du moins en France) n'en reconnait qu'une (MaâtKaRé Hatchepsout) il est admis qu'elle ne fut pas la seule. Loins s'en faut, même si elles se comptent sur les doigts des deux mains,
- tente de décrypter (grace aux travaux des vrais Egyptologues) la symbolique des fonctions royales, notamment les fonctions moins explorées des [Grandes] Reines .
Je suis subjugué par ces Reines parce qu'elles se révèlent dans les époques troublées et que, par leur détermination, elles rétablissent Kamet dans l'ordre de Maât. |
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Sethi1er
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Pour compléter la présentation de Maâtkaré :
La légende de la naissance divine d’Hatchepsout, dont le nom signifie « suprême noblesse féminine », relatée dans des fragments du temple d’Aménophis III à Louxor, est ahurissante.
Lors d’un Concile des neuf dieux, Amon-Rê, Seigneur des Trônes des Deux Terres, déclare son intention d’engendrer le prochain (nomarque, pas monarque !). Il doit d’abord séduire la première femme du pharaon. « La reine Ahmès, écrit Thot, divin scribe et maître du savoir, est d’une beauté à nulle autre pareille ; c’est la femme de Thoutmès I, roi de la Haute et Basse Égypte. »
Thot conduit Amon-Rê auprès de la reine Ahmès. Amon-Rê, empruntant les traits du mari, pénètre aisément dans la chambre de la reine. Fasciné par la beauté troublante de la reine dans son sommeil, Amon-Rê se glisse sous les couvertes royales. Le divin parfum d’Amon-Rê réveille la reine. Fier comme un cobra, Amon-Rê lui révèle son identité. Entre deux étreintes, elle lui dit : « Seigneur, comme votre renommée est grande et comme il est merveilleux de voir votre magnificence ! Vous avez allié ma majesté à votre gloire, et votre souffle se répand en tout mon corps ». La reine, émerveillée des charmes de son divin amant, accueille ses ardeurs.
Il lui déclare qu’elle enfantera de lui. « Hatchepsout, tel sera le nom de la fille que j’ai placée en ton corps. Elle régnera sur l’Égypte entière, et je lui donnerai ma gloire, mon autorité, ma couronne et ma divine protection ».
Quittant la reine Amhès encore extasiée, Amon-Rê se rend chez Khnoum, dieu chargé de modeler les corps humains, et lui dit : « Va assurer la création de cette future reine d’Égypte. Façonne son corps et son esprit d’éléments empruntés aux miens. Qu’elle soit supérieure même aux dieux, car je lui ai donné toute la santé, la richesse, la force et la félicité nécessaires pour qu’elle vive à jamais comme le dieu Rê ». Khnoum s’attelle à la tâche.
Il s’assoit à sa table de potier et façonne avec sa tour deux petites figures, Hatchepsout et son esprit. Pendant que la déesse Héket, divinité à tête de grenouille, s’agenouille devant ces figures et leur transmet la vie, Khnoum psalmodie ses incantations : « Je te crée avec des éléments empruntés à Amon, le premier dieu de Karnak... »
À l’approche de la naissance, les dieux interviennent à nouveau par Khnoum, dieu à tête de bélier. Amon-Rê dirige la procession vers la chambre d’accouchement. La reine Ahmès, étendue sur un grand lit à pattes de lions, est confiée à Meskhénet, déesse de la naissance. Toutes les divinités de la maternité et de la naissance sont présentes : Isis, Nephthys, Reddjédet, Bès, nain grotesque affublé d’une peau de lion, Touéris, déesse à la tête d’hippopotame, etc.
Ainsi s’accomplit la spectaculaire naissance de la divine Hatchepsout. On lui confère toute la santé, la richesse, la force et le bonheur. La déesse Hathor la présente à son père Amon-Rê. L’enfant royal est entourée de toutes les sollicitudes. Elle est allaitée par deux déesses à tête de vaches, que l’on voit sur les bas-reliefs du temple mortuaire de Deir el-Bahari.
À la mort de Thoutmès I, se conformant aux traditions de la succession royale, Hatchepsout épouse son demi-frère, Thoutmès II, peu talentueux, et prend les rênes du pouvoir à titre de régente. Très tôt, elle assume tous les pouvoirs et est sacrée pharaon à Karnak, le jeune Thoutmès se contentant du rôle de prince consort.
Après la mort prématurée de Thoutmès II, Hatchepsout épouse son énergique et ambitieux neveu, Thoutmès III. Elle gouverne encore seule, s’entourant d’hommes puissants, dont l’intendant et architecte Senmout, à qui elle confie l’éducation de sa fille Neferure. Elle déploie une politique résolument pacifique et préside au colossal développement matériel de l’Égypte, étendant son royaume des cataractes supérieures du Nil en Nubie jusqu’à l’Euphrate en Asie. Elle procède à la réparation des saccages causés par les Hyksos : « J’ai reconstruit ce qui avait été détruit et parfait ce qui était incomplet ». Chapiteau Hatorique Elle entreprend une seule action militaire étrangère, à caractère commercial surtout : l’expédition marine de Pount, « pays de dieu » et de cocagne, à l’intérieur de la Mer Rouge, près de l’Éthiopie actuelle, renommé pour la splendeur de ses parfums et huiles de sycomore, de son ébène et bois aromatiques, de son or et ivoire, de ses fourrures, plantes et animaux.
En bonne pharaonne, Hatchepsout élève des monuments partout en Égypte, y compris Thèbes, « la ville aux cent portes » incrustées d’or. Elle érige deux obélisques, « doigts des dieux » dont l’un est encore dressé, les vestiges de l’autre portant l’altière inscription : « Tous les pays étrangers me sont soumis. Ma frontière sud atteint la région du Pount, celle de l’est les marais d’Asie. Les habitants du Sinaï sont sous ma domination. À l’ouest, mon Royaume s’étend jusqu’au Manu. Je domine la Libye. Je règne sur les Bédoins, les habitants du désert. On m’apporte la myrrhe du Pount... ».
Elle édifie le célèbre Temple à trois terrasses de Deir el-Bahari, qu’elle fait tailler en partie dans le roc d’une montagne, remarquable mausolée funéraire à la gloire éternelle de la pharaonne Hatchepsout de la 18e dynastie.
Le règne incontesté de la sublime Dame du Nil dure une trentaine d’années. Meurt-elle sur le trône ou est-elle évincée par Thoutmès à la suite d’une révolution de palais ? Nul ne le sait. Son successeur, Thoutmès III, pharaon au panache d’un Alexandre le Grand, s’empresse, comme beaucoup de pharaons, de rogner la mémoire de son prédécesseur Hatchepsout. Il n’y réussit pas totalement. Le sarcophage est vide mais elle garde ses griffes.
Selon les rites et croyances de la religion funéraire royale, un pharaon ne meurt jamais, il s’envole.
Hatchepsout, elle, bondit dans le ciel lunaire.
Source : http://www.toutankharton.com/Hatchepsout |
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